- Le vice-président du RN David Rachline démissionne de son poste, annonce-t-il ce mardi.
- La décision dans le procès du maire de Fréjus (Var) pour prise illégale d’intérêt doit être rendue en janvier.
« Oui, ben, c’est en voie de règlement »
, commentait Marine Le Pen dans la matinée. Cela n’aura finalement pas tardé. David Rachline a annoncé ce mardi 2 décembre qu’il démissionnait de son poste de vice-président du Rassemblement national occupé depuis 2021.
« Je prends la décision de démissionner de ma vice-présidence du RN pour éviter que les accusations médiatiques portées à mon encontre ne soient utilisées de façon malveillante pour nuire à la dynamique du RN, tout en continuant à rester adhérent du mouvement »
, indique le maire de Fréjus (Var), accusé de corruption au sein de sa mairie, sur les réseaux sociaux. « Ma priorité demeure la gestion quotidienne de ma ville. »
🔵 Priorité à Fréjus : précisions sur ma position et mes fonctions au sein du Rassemblement National ✍️ Dans le contexte des échanges et interrogations médiatiques de ces derniers jours, je souhaite apporter une mise au point simple, transparente et nécessaire. Je n’ai… pic.twitter.com/XgCEwZC66h — David Rachline (@david_rachline) December 2, 2025
L’ancien sénateur, que Marine Le Pen appelait encore « mon meilleur ami »
pendant la campagne présidentielle de 2022, attend la décision qui doit être rendue le 27 janvier dans son procès pour prise illégale d’intérêt. L’élu de 37 ans a été mis en cause dans le livre Les Rapaces
de la journaliste Camille Vigogne Le Coat paru fin 2023, qui y dénonce divers aspects de l’action de David Rachline : ses différents postes, des accusations de marchés truqués ou d’arrangements avec un puissant entrepreneur local de BTP.
Lundi, lors d’une conférence de presse, l’eurodéputé Julien Sanchez, directeur de la campagne du RN aux municipales, avait expliqué que David Rachline s’était « mis en retrait »
du parti dirigé par Jordan Bardella. Il n’a « pas sollicité le logo du parti sur ses affiches »
pour la campagne de 2026, avait-il précisé.
Son cas semblait embarrasser Marine Le Pen. Interrogée sur BFMTV ce mardi, avant l’annonce de la démission, la patronne du groupe RN à l’Assemblée nationale a confirmé qu’elle souhaitait que David Rachline « ne soit plus vice-président »
du parti, sans vouloir évoquer le sujet en profondeur. « Oui, ben, c’est en voie de règlement »
, a-t-elle simplement soufflé. « Je ne suis pas sûre que ça passionne les Français. Un certain nombre de procédures doivent avoir lieu. La réponse à ces questions-là, ça (ne) remplit pas le frigidaire quoi. »










