Donald Trump a de nouveau brandi la menace d’une guerre commerciale avec l’Europe.
Face au risque de futurs droits de douane sur les produits européens, le président de la FNSEA plaide pour « s’armer ».
Sur LCI, Arnaud Rousseau a appelé ce jeudi à « cesser la naïveté » tout en « continuant à commercer ».
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Le Salon de l’agriculture 2025
Son secteur serait le premier à en pâtir. Face au risque d’une guerre commerciale avec les États-Unis, Arnaud Rousseau a défendu ce jeudi 27 février sur LCI le durcissement de la politique européenne. Sur notre plateau, le patron de la Fédération nationale des agriculteurs (FNSEA) a notamment appelé Bruxelles à ne plus faire preuve de « naïveté ».
Ce signal doit « réinterroger l’Europe »
Il faut dire que les droits de douane annoncés ce mercredi soir pas Donald Trump, à hauteur de 25% (nouvelle fenêtre), auraient un « impact sur nos vins, nos spiritueux et nos produits laitiers » comme l’a souligné le patron du syndicat agricole. « Ce n’est pas une bonne nouvelle », a-t-il regretté, décrivant cette annonce comme un « signal envoyé par le président des États-Unis, qui doit réinterroger l’Europe ».
Face à ce risque, Arnaud Rousseau invite donc l’Europe à « revisiter ce qu’est la politique commerciale européenne ». Car à ses yeux, Bruxelles fait pour l’heure preuve d’une trop « grande naïveté avec nos partenaires ». Et pas seulement avec Washington. « Tout le monde est en train de s’armer. Les États-Unis, mais aussi la Chine qui impose des taxes sur nos cognacs (nouvelle fenêtre), et la Russie et l’Ukraine qui importent massivement en Europe des blés produits dans des qualités qui ne sont pas les nôtres. »
Et de fait, depuis la fin du mois de décembre, tous les magasins duty free de Chine, dans les aéroports et dans les villes, sont privés de cognac. Une mesure en réponse au conflit qui oppose Bruxelles à Pékin sur les batteries électriques, dont le secteur français se trouve « victime », a regretté le président de la FNSA. Face à cette « attaque », il appelle les Vingt-Sept à « assumer la décision qu’on a prise, en tant qu’Européens, en venant en soutien au secteur ». « Les producteurs français n’ont rien à voir avec ce conflit sur les batteries électriques. »
Devant les producteurs inquiets rencontrés au Salon de l’Agriculture, François Bayrou a promis de faire de cette question un « dossier prioritaire », de disant même « prêt à se déplacer à tout moment en Chine ». En attendant, Arnaud Rousseau envoie un dernier conseil. « Continuer à commercer, ne pas se replier sur nous, mais en revanche, le faire avec lucidité. »