- Des « problèmes de qualité » sur des panneaux métalliques touchent l’A320 d’Airbus.
- Un incident « identifié » et « circonscrit », selon l’avionneur, qui intervient quelques jours après l’immobilisation temporaire de 6.000 appareils.
Les déboires s’enchaînent pour l’A320 d’Airbus. Le géant aéronautique a annoncé lundi 1ᵉʳ décembre avoir rencontré des « problèmes de qualité »
sur des panneaux métalliques produits par un de ses sous-traitants, affirmant que cet incident avait été « identifié »
et « circonscrit »
.
Airbus « est en train d’inspecter tous les avions potentiellement affectés, tout en sachant que seule une partie d’entre eux devra faire l’objet de mesures supplémentaires »
, a déclaré une porte-parole de l’industriel européen à l’AFP. « La source du problème a été identifiée, circonscrite et tous les panneaux récemment produits sont conformes au cahier des charges »
, a ajouté Airbus, en soulignant que les pièces concernées étaient en « nombre limité. »
Turbulences en bourse
Ces informations ont fait dévisser le cours de l’entreprise à la Bourse de Paris. Lundi après-midi, le titre de l’avionneur a chuté de plus de 10% à Paris, avant de repartir légèrement à la hausse et de clôturer avec une baisse d’un peu plus de 5%. Car pour Airbus, les difficultés s’enchaînent : la révélation de ce dernier incident intervient trois jours après que le géant européen de l’aéronautique a lancé un rappel concernant là aussi l’A320 pour remplacer de toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires.
Vendredi 28 novembre, Airbus avait exhorté ses clients à « arrêter immédiatement les vols »
d’environ 6.000 appareils concernés, de quoi alimenter craintes de perturbations de grande ampleur sur le trafic aérien mondial. Plusieurs dizaines de vols avaient été annulés dans la soirée en France, mais le retour à la normale a vite été organisé. Lundi matin, moins de 100 appareils de la gamme A320 restaient immobilisés, selon Airbus.
Il faut dire que les problèmes touchant l’A320 peuvent avoir de larges conséquences : dans ses nombreuses variantes, il est l’appareil commercial civil le plus vendu au monde. Entré en exploitation en 1988, il avait été livré fin septembre à 12.257 exemplaires.











