Le dîner fut ponctué de larmes mais il fut aussi léger et joyeux. Quelques heures après avoir été extraits de la prison d’Evin, à Téhéran, les deux otages français, Cécile Kohler et Jacques Paris, ont profité, mardi 4 novembre, de leurs premiers moments de semi-liberté, à l’intérieur de l’ambassade de France à Téhéran, où ils sont reclus.
Libérés « sous caution », selon les autorités iraniennes, la professeure de lettres de 41 ans et son compagnon, enseignant à la retraite de 72 ans, accusés d’« espionnage » par l’Iran, restent, après trois ans et demi de détention, interdits de sortie du territoire. « On n’est pas encore au bout du chemin, mais leur vie a déjà changé », se félicitait, mercredi, le porte-parole du Quai d’Orsay.
En dépit de 1 277 jours de prison dans des conditions relevant de la torture, selon les avocats des familles, « ils ont tenu bon », soupirait, dans la matinée, l’ambassadeur de France en Iran, Pierre Cochard, interrogé par RTL. Les autorités françaises, a-t-il assuré, sont en train de « s’organiser » pour que les deux ressortissants puissent rentrer en France « le plus vite possible ». Est-il question de jours, de mois, d’années ? Noémie Kohler, la sœur de Cécile jointe par Le Monde, avait « envie de croire » qu’elle pourrait serrer sa sœur dans ses bras dès Noël. « Mais on essaie de ne pas s’accrocher à une date. La déception serait trop douloureuse », confie-t-elle. Le Quai d’Orsay reste évasif sur les perspectives de rapatriement du couple mais dit poursuivre sans relâche un « travail de l’ombre ».
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