Ancien membre du groupe d’experts de l’Organisation des Nations unies (ONU), Mohammed Cherkaoui enseigne la résolution des conflits à l’université américaine George Mason. Pour Le Monde, il revient sur les enjeux de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 31 octobre, qui fait du plan d’autonomie proposé par le Maroc, en 2007, la référence principale en vue d’un nouveau statut pour le Sahara occidental, territoire disputé entre le royaume et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie.
Le chercheur interroge les conséquences possibles du nouveau rôle de la Maison Blanche dans le processus politique en cours, sous l’égide de l’ONU, et évoque ce que pourrait être le modèle de l’autonomie promis par le Maroc, alors que le royaume célèbre, jeudi 6 novembre, le cinquantenaire de la « marche verte » lancée par Hassan II (1961-1999). En 1975, 350 000 Marocains avaient convergé vers le Sahara occidental, alors colonie espagnole, pour en revendiquer la souveraineté.
L’historien américain John Obert Voll affirmait, en 2016, que l’impasse au Sahara occidental relevait d’une double incapacité : celle du Front Polisario à remporter une victoire militaire et celle du Maroc à obtenir une victoire diplomatique. La donne a-t-elle changé depuis le vote du 31 octobre, au Conseil de sécurité de l’ONU ?
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