
Il y a quatre ans, le réalisateur australien baroque (ou rococo, ou kitsch…) Baz Luhrmann tentait, avec un certain succès, de rappeler Elvis Presley (1935-1977) au bon souvenir de la planète. Dans Elvis, incarné par Austin Butler, le messie du rock’n’roll mort à 42 ans dans les toilettes de Graceland, apparaissait comme un ange pris dans les rets terrestres du « colonel » Parker, son manageur. Ce dernier présenté comme le responsable des échecs, des errements et de la mort prématurée d’un artiste au talent surnaturel.
EPIC. Elvis Presley in Concert se propose de valider cette thèse à force d’images de concerts, issues pour l’essentiel des tournages de deux films documentaires sortis dans la décennie 1970, Elvis : That’s the Way It Is (de Denis Sanders, 1970) et Elvis on Tour (de Robert Abel et Pierre Adidge, 1972). Le premier film évoque la résidence du chanteur à l’International Hotel de Las Vegas en 1970, au moment où Presley, privé de concerts pendant presque dix ans par le colonel Parker qui le voulait tout entier consacré au cinéma, remonte sur scène. Deux ans plus tôt, il avait retrouvé une bonne part de son aura, sérieusement entamée par la série de navets qu’il avait tournés, grâce à l’émission de télévision connue depuis sous le titre de « Comeback Special ». Le documentaire Elvis on Tour a été réalisé pendant la tournée de 1972 qui permit au chanteur de s’évader un temps de Las Vegas.
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