Après plusieurs explosions de bateaux dans le port de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), au début du mois de février, la piste criminelle est très sérieusement envisagée.
Les enquêteurs fondent de grands espoirs sur l’examen d’une des épaves, remontée à la surface ce mercredi 26 février.

Après 20 jours sous l’eau, l’épave d’un bateau incendié dans la nuit du 5 au 6 février dans le port de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), a refait surface ce mercredi après-midi. Sur les images de vidéosurveillance obtenues par le 20H de TF1, on peut voir l’explosion qui avait pulvérisé une partie de la coque et déclenché un violent incendie sur le port, heureusement sans faire de victimes. 

On peut retrouver éventuellement des résidus d’ADN et un produit accélérant

Laurent Alcaraz, délégué départemental Alliance Alpes-Maritimes

Pour remonter l’épave de 15 tonnes, une entreprise spécialisée a été mandatée. « On vient sangler le bateau, puis on met des parachutes qu’on remplit d’air et qui permettent de relever l’épave. Chaque ballon lève trois tonnes. L’enjeu, c’est de répartir pour pouvoir lever vraiment délicatement, en espérant qu’il ne se casse pas pendant qu’on le lève », détaille Yann Gaucher, président du groupe YDGS Company, dans le reportage ci-dessus. 

L’enjeu supplémentaire est de limiter au maximum la pollution, car en coulant, un navire comme celui-ci peut relâcher jusqu’à 3.000 litres de carburant. « On met des barrages qui absorbent tous les hydrocarbures en surface », précise Sébastien Lalande, maître de port principal. L’épave est ensuite remorquée jusqu’à un chantier naval où elle pourra être étudiée par la police scientifique. « On peut retrouver éventuellement des résidus d’ADN et éventuellement un produit accélérant, si ça a été un incendie qui était suivi d’une explosion », explique Laurent Alcaraz, délégué départemental du syndicat Alliance Alpes-Maritimes.

La piste criminelle ne fait aucun doute. L’enquête est en cours et devra déterminer l’identité et le mobile de l’incendiaire.


V. F | Reportage : Julien GARREL et Grégory MARTIN

Partager
Exit mobile version