- Des organismes comme la CAF sont obligés de réagir, parfois avec humour, pour se protéger face aux fausses informations.
- Regardez ce reportage du JT de TF1.
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Le 13H
Quelques jours à peine après sa mise en service, il était déjà attaqué sur les réseaux sociaux. Le premier téléphérique urbain d’Île-de-France, appelé le C1, a été lancé en décembre dernier dans le Val-de-Marne. Sur le terrain, aucun incident n’est alors déclaré. Pourtant, sur les réseaux, c’est une toute autre ambiance. Une vidéo sème le doute : on y entend une personne parler d’un incident sur la ligne. Une famille serait restée bloquée pendant plusieurs heures dans l’une des cabines.
Il s’agit en fait d’un site parodique, adepte des fake news. La vidéo est reprise, entre autres, par un compte pro-russe. Le phénomène s’emballe, la rumeur est lancée. Pour la direction d’Île-de-France Mobilités, il faut réagir. « C’est important de répondre vite, mais pas trop vite non plus. C’est un travail qui est vraiment délicat parce qu’il ne faut pas générer des crises alors qu’il n’y en a pas. Donc là, ce qu’on a fait, c’est qu’on a demandé aux community managers du réseau d’intervenir de manière très directe »,
indique Xavier Guepet, directeur de la communication d’IDFM, dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article.
Non❌le C1 n’a pas été arrêté 2 heures et aucune évacuation par les pompiers n’a eu lieu depuis son ouverture le 13 décembre 2025. Méfiez-vous des fake news et des comptes qui cherchent le buzz au détriment de l’information. Suivez-nous pour avoir l’info en temps réel ! — Bus Marne et Seine et Câble C1 (@MarneSeine_IDFM) December 27, 2025
Cette réponse, la voici ci-dessus. Un message posté sur X qui dément cette fausse information. C’est Léo, le community manager, qui s’en est chargé. Mais sur les réseaux sociaux, il y a aussi des messages d’utilisateurs de la ligne.
Et le jour de notre reportage, justement, l’un d’eux pose une question car une panne immobilise une partie du téléphérique. « Là, je vais lui répondre qu’effectivement, une section fonctionne sur les deux. Il faut répondre au maximum aux voyageurs pour leur donner de l’information et créer ce lien avec le compte. Et empêcher la propagation des fake news »,
explique Léo.
Autre organisme touché par la désinformation, la Caisse d’allocations familiales. Ces derniers temps, des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, promettant une aide de la CAF pouvant aller jusqu’à 230 euros pour les propriétaires de chiens.
« Moi, j’ai un chat, ça m’arrange »,
réagit en riant une femme interrogée dans la rue par notre équipe. « Et moi, j’ai deux chats et un lapin, ça marche ? »,
renchérit son amie. Ce type de vidéo ressemble à « de fausses informations et peut-être même à de l’IA », souligne une autre
. « Quel rapport avec la CAF ? Je ne vois pas bien le rapport »,
commente un homme, tandis que la femme qui l’accompagne se montre tout aussi perplexe : « Ce sont des fake news, non ?
»
L’humour en guise de réponse
Cette fake news vue par des milliers de personnes a eu un réel impact sur la CAF. Damien Ranger-Martinez, directeur de la communication de la CAF, explique : « Nous, on voit tout à fait, quelques jours après, des pics d’appels sur nos plateformes téléphoniques, qui sont déjà relativement sollicitées, de personnes qui disent : ‘Oui, comment je fais pour avoir la nouvelle prestation ? Parce que j’ai un chien et j’aimerais avoir les 200 euros qui y vont avec’. Ou alors qui se rendent dans leur accueil. »
Tous les mois, la CAF fait face à de nouvelles vagues de désinformation. Alors, pour mieux les combattre, l’organisme a choisi comme réponse l’humour. Comme dans sa dernière campagne, en collaboration avec le compte parodique du Gorafi. Dans des posts publiés sur les réseaux sociaux, on peut lire : « La CAF va verser une aide de 2.000 euros par mois pour vos animaux domestiques. » ou encore « 72% des allocataires de la CAF sont dans les 100 plus grandes fortunes françaises. »
Une réponse osée, avec de l’humour, et qui met en avant des montants bien trop importants pour être vrais.
Pour d’autres, comme pour l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, cela passe par des vidéos courtes, explicatives, des paroles d’experts, pour couper court aux fausses informations.









