- De plus en plus de Français souhaiteraient sortir de la mensualisation des salaires.
- 39% sont favorables au versement fractionné.
- Un système qui n’est pourtant pas toujours avantageux, selon certains spécialistes.
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La Matinale
Quatre salariés sur 10 se disent intéressés par un versement fractionné du salaire, selon un sondage Ipsos pour PayFit. Parmi eux, 20% souhaiteraient un versement deux fois par mois, 13% souhaitent être payés « à la demande »
et 6% aimeraient un versement hebdomadaire. Les jeunes de 18 à 34 ans y sont particulièrement favorables puisque 59% se disent intéressés. « Par semaine, je crois que c’est très bien, et comme ça
on ne manque pas d’argent
« ,
pointe une passante au micro de LCI, vendredi 7 novembre.
D’autres préfèrent conserver leurs habitudes : « Que vous ayez 1.500 euros en trois fois ou en une fois, vous n’aurez pas plus d’argent à la fin du mois »
, affirme un autre. Les patrons aussi sont plutôt réticents. « Ça demande aussi de pouvoir prendre la demande, de pouvoir faire le transfert financier, de pouvoir mettre à jour les fiches de paie en fonction de ça. Forcément, ça fait beaucoup de complexité. Et tout ce qui est complexe est chronophage et donc forcément coûteux »,
estime Paola Fabiani, vice-présidente et porte-parole du Medef.
Pour les personnes à revenus modestes, cette pratique n’est pas avantageuse, selon certains experts. « Votre loyer est prélevé chaque mois, donc ça peut avoir l’air intéressant d’avoir un paiement hebdo, parce que vous récupérez plus rapidement l’argent, mais néanmoins, c’est un argent qu’il ne faudra pas dépenser »,
prévient Maxime Chipoy, directeur de Moneyvox.
Le fractionnement des salaires existe déjà dans plusieurs pays anglo-saxons. En France, pour l’heure, seule une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale en mai dernier. Elle n’a pas encore été débattue.










