- Autorisant le dopage, les « Enhanced Games » vont se tenir en 2026 aux États-Unis.
- Une compétition sportive à laquelle devraient se joindre des athlètes français.
- Le ministère des Sports, associé à d’autres instances sportives, agite la menace de sanctions à l’égard des participants tricolores qui viendraient à se doper.
Les organisateurs de ces Enhanced Games
(« Jeux améliorés »), où le dopage sera autorisé et encadré, ont annoncé cette semaine la participation du sprinteur français Mouhamadou Fall, suspendu jusqu’en juillet 2026 pour manquements à ses obligations de localisation antidopage. Une compétition qui se tiendra en mai 2026 à Las Vegas, aux États-Unis.
Le ministère des Sports, associé au comité olympique et à l’agence de lutte contre le dopage (AFLD), a réagi en cette fin de semaine, expliquant que tout sportif français participant à ces jeux « s’exposera à des sanctions »
. Une mise en garde effectuée par le biais d’un communiqué, au sein duquel les instances regrettent que Fall, s’il confirme sa participation, devienne « le premier Français à rallier cet événement organisé en marge du mouvement sportif ».
Des condamnations unanimes
L’AFLD affirme qu’elle « veillera à contrôler en amont des Enhanced Games, sur le territoire national ou à l’étranger, tout sportif français qui annoncera vouloir y participer »
. L’Agence « sera ainsi en mesure de sanctionner l’usage de substances interdites, en particulier celles qui seraient utiles à la mise en œuvre d’un protocole de dopage en vue de cet événement, ceci sans préjudice des autres sanctions disciplinaires ou pénales qui pourraient être prises dans ce cadre ».
Concernant précisément le cas de Mouhamadou Fall, l’AFLD dit « se réserver le droit de l’intégrer prochainement à son groupe cible et de procéder aux contrôles antidopage nécessaires »
. De son côté, la Fédération française d’athlétisme fait savoir que la décision de Fall « est en totale contradiction avec les valeurs du sport et de l’athlétisme ».
Le ministère des Sports explique qu’il entend « s’associer pleinement »
aux prises de position des Commissions d’athlètes de haut niveau du Comité international olympique (CIO) et de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Elles avaient en juin « fermement dénoncé les Enhanced Games, comme étant contraires à l’intégrité sportive »
.
Le ministère, le CNOSF et l’AFLD regrettent que « les promoteurs de cette compétition »
cherchent à « inciter les sportifs à battre des records en autorisant le recours au dopage »
. Ils estiment que l’initiative « constitue une négation de l’esprit sportif et une menace grave pour la santé des participants, en plus de l’image néfaste qu’elle renvoie de la performance sportive »
. « Le dopage (…) constitue une violation grave de l’éthique sportive et des valeurs fondamentales d’intégrité, de respect et de responsabilité »
, poursuivent-ils.









