- Un nouveau congé de naissance a été inscrit par le gouvernement dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026.
- Si le texte était adopté, la mesure permettrait aux parents de prendre jusqu’à deux mois de plus chacun pour accueillir leur enfant, en plus des congés existants.
- La nouvelle ministre de la Santé, Stéphanie Rist, l’a présenté comme un congé supplémentaire « plus court mais mieux rémunéré » que le congé parental.
Deux mois de plus pour chaque parent. La création d’un nouveau congé de naissance, permettant aux parents de prendre jusqu’à deux mois supplémentaires chacun pour accueillir leur nouveau-né, est inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026.
« Chaque parent pourra prendre le congé simultanément ou en alternance avec l’autre, d’où la possibilité d’ajouter jusqu’à quatre mois »
pour garder ses enfants, peut-on lire dans le projet présenté (nouvelle fenêtre) par le gouvernement mardi 14 octobre.
Il s’agira d’un « congé supplémentaire que les familles, les parents pourront choisir
« , a confirmé, vendredi 17 octobre, sur France 2 la nouvelle ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Il permettra « aux pères et aux mères de prendre un ou deux mois de congé après la naissance de leur enfant »
et sera « plus court mais mieux rémunéré »
que le congé parental.
Le montant de l’indemnisation de ce nouveau congé, qui s’ajoute aux congés maternité (16 semaines) et paternité (28 jours), sera précisé plus tard par décret. La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a assuré à plusieurs reprises qu’il serait mieux indemnisé que le congé parental actuel. Ce dernier, qui peut être pris à temps plein ou partiel jusqu’aux 3 ans de l’enfant, permet de toucher environ 400 euros mensuels.
Annoncée en janvier 2024 par Emmanuel Macron en vue d’un « réarmement démographique »
face à la baisse de la natalité, la mise en place de ce congé de naissance avait été suspendue à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin de la même année. L’exécutif envisageait initialement de remplacer le congé parental par ce nouveau congé de naissance avant de faire marche arrière.
Une nécessité pour le bien-être des enfants comme pour le bien-être des parents
Une nécessité pour le bien-être des enfants comme pour le bien-être des parents
Bernard Tranchand, président de l’Unaf
Des travaux vont être menés pour réformer le congé parental existant, de moins en moins utilisé, apprend-on dans le PLFSS, mais sa réduction ou sa disparition reste « difficilement envisageable à court terme »
au vu « des tensions qui pèsent aujourd’hui sur les modes de garde »
.
« C’est une véritable avancée, c’est une mesure que nous appelions de nos vœux depuis plus de dix ans »
, a salué à l’AFP Bernard Tranchand, président de l’Union nationale des associations familiales (Unaf). « C’est une nécessité pour le bien-être des enfants comme pour le bien-être des parents, d’avoir, dans les premiers moments de la vie de l’enfant, la possibilité de s’arrêter ».
Or « le congé parental actuel ne permet pas à des personnes, à des couples, de s’arrêter, étant donné son montant insuffisamment élevé. »







