Calin Georgescu est sorti, mercredi 26 février au soir, du parquet général de Bucarest sous les acclamations de centaines de ses partisans accourus spontanément pour soutenir leur « président » face aux procureurs roumains qualifiés de « traîtres ». A l’issue de cinq heures d’audition, l’ancien candidat d’extrême droite prorusse à l’élection présidentielle de novembre 2024, annulée à la suite de suspicions d’ingérences de Moscou, a été inculpé d’« incitation à des actions contre l’ordre constitutionnel » et de « fausses déclarations » sur le financement de sa campagne.
« Nous sommes le peuple. Toute l’humanité sait ce qui se passe actuellement en Roumanie », a lancé M. Georgescu depuis les marches du parquet général en qualifiant ces poursuites « d’initiative désespérée d’un système à l’agonie avec l’aide de Bruxelles ». Placé le temps de l’enquête sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter la Roumanie et obligation de pointage au commissariat, le sexagénaire aux cheveux gris a assuré qu’il comptait tout de même « certainement » se représenter à la nouvelle élection présidentielle, prévue en mai. Tous les sondages le placent en tête au premier tour, le reflet du dégagisme qui prévaut dans l’opinion publique roumaine.
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