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- Ce vendredi 17 octobre, ils livrent leurs analyses sur l’idée d’une hausse de la taxation des héritages.
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LCI vous répond
Yaël Braun-Pivet a ranimé le débat sur la taxation des héritages en France. La présidente de l’Assemblée nationale estime qu’il faudrait taxer davantage les « super-héritages
« , « c’est-à-dire qu’ils se transmettent de génération en génération depuis longtemps
« , en « rebonds
« . Aujourd’hui, seuls les héritages supérieurs à 100.000 euros par enfant sont taxés, de manière progressive selon le montant, ce qui concerne, selon l’élue, 15% de la population.
« C’est honteux, ça sert à quoi de vouloir travailler pour laisser à ses enfants ? »
, réagit Julien, internaute de LCI habitant Paris. Sur le principe de taxer les héritages, l’avocat pénaliste Jean-Yves Le Borgne rappelle que c’est une mesure « d’égalité
« . « On fait en sorte que les héritiers ne soient pas trop privilégiés par rapport à ceux qui ne reçoivent rien
« , explique-t-il.
Le problème, selon lui, apparaît dès lors que des biens matériels comme une maison de famille sont transmis, biens avec parfois assez de valeur pour qu’ils soient taxés par l’État. « Les Français aiment la pierre, l’immobilier. Et au fond, transmettre une maison de famille à son fils, à sa fille, c’est quelque chose qui fait aussi partie de notre culture
« , estime l’avocat. « Il faut voir le moment où la taxation sert un principe d’égalité et dessert un principe de famille et de tradition.
»
Et d’ajouter : « Je pense qu’il faut faire un équilibre entre cette nécessité de régulation pour ne pas perpétrer les différences sociales et ne pas briser l’élan entrepreneurial
. »
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