Le président de l’Olympique de Marseille, Pablo Longoria, a été suspendu pour 15 matchs pour avoir violemment mis en cause l’arbitrage lors de la défaite de son équipe à Auxerre, a annoncé mercredi 26 février le président de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP).
Le conseiller sportif et institutionnel du club, Fabrizio Ravanelli, a pour sa part été suspendu trois matchs, a précisé Sébastien Deneux, le président de la commission de discipline de la LFP, à la sortie de l’audition. Selon lui, les « propos injurieux et [le] comportement » de M. Longoria sont « un manquement à la charte de l’éthique qui porte atteinte à l’image du football ». En conséquence, Pablo Longoria a été suspendu pour « 15 matchs de suspension ferme de toutes fonctions officielles et d’accès au banc de touche, aux vestiaires des joueurs et des officiels, au terrain et à l’ensemble des couloirs menant à ces zones », a précisé la LFP dans un communiqué.
La sanction contre le président de l’OM prend effet immédiatement, il sera donc suspendu dimanche lors du match contre Nantes comptant pour la 24e journée de L1, jusqu’au début de la saison prochaine, puisqu’il reste 11 matches. La sanction contre Ravanelli ne prend effet qu’à partir de mardi, a ajouté la commission.
« Championnat de merde »
Très en colère contre l’arbitrage du match Auxerre-Marseille (3-0) samedi, Pablo Longoria avait notamment parlé de « corruption » après le match, avant de « regretter » ce propos dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse (AFP) lundi.
Le président de l’OM s’était également emporté devant les caméras, qualifiant la Ligue de « championnat de merde » et répétant de nombreuses fois ce mot de « corruption ». A la sortie de son audition mercredi, accompagné de son avocat Olivier Martin, il a seulement dit : « J’attends la décision, j’ai pu m’expliquer », avant de s’engouffrer dans un taxi.
« Je tiens à dire qu’il n’y a pas de corruption dans le foot français », a-t-il admis lors de l’entretien à l’AFP, affirmant que la forme de son accès de colère samedi « n’était pas appropriée », mais s’expliquait par « beaucoup de décisions arbitrales sur lesquelles [il] considère que l’OM a été défavorisé ».