- L’agence spatiale américaine (Nasa) va relancer des appels d’offre pour ses missions vers la Lune auprès d’autres entreprises américaines, a annoncé ce lundi son administrateur Sean Duffy.
- Ces nouveaux appels d’offre font suite à des retards de l’entreprise d’Elon Musk, SpaceX.
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La Lune avant Mars : la conquête spatiale redécolle
L’agence spatiale américaine (Nasa) va relancer des appels d’offre pour ses missions vers la Lune après les nombreux retards de SpaceX, l’entreprise du multimilliardaire Elon Musk, ex-proche conseiller de Donald Trump, a annoncé ce lundi 20 octobre son administrateur Sean Duffy.
« Nous allons avoir une course à l’espace dans le sens d’une concurrence entre les entreprises américaines pour voir qui pourra nous faire revenir sur la Lune en premier »
, a déclaré Sean Duffy, également ministre des Transports, sur la chaîne Fox News. « Je suis en train de lancer ce contrat. Je pense que des entreprises comme Blue (du patron d’Amazon Jeff Bezos) vont y participer, et peut-être d’autres »
, a-t-il poursuivi.
Des « années de retard » pour Starship ?
La mégafusée Starship que construit SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, pour aller sur la Lune et Mars avait mené mardi dernier un nouveau vol test réussi. Mais ce succès n’efface pas les inquiétudes croissantes concernant l’état d’avancement de la fusée, censée effectuer ses premiers vols vers Mars en 2026 et permettre le retour des Américains sur la Lune en 2027. Selon la récente analyse d’un panel d’experts indépendants, la version modifiée de Starship pourrait avoir « des années »
de retard, ce qui repousserait encore le calendrier du programme Artémis de la Nasa.
Ce programme avait été initié en 2017 au cours de son premier mandat par Donald Trump, qui ambitionne que la Nasa retourne le plus rapidement possible sur la Lune et aille également sur Mars. « Le président et moi voulons revenir sur la Lune au cours de ce mandat présidentiel »
, qui se termine en janvier 2029, a souligné le ministre Sean Duffy. Et en tout état de cause, avant la Chine qui vise au plus tard 2030 pour sa première mission lunaire habitée. La pression sur la Nasa s’est accentuée ces derniers mois avec le retour à la Maison Blanche de Donald Trump. « Concurrence et innovation sont les clés de notre domination spatiale »
, insiste Sean Duffy sur X.
L’équipage, composé de trois astronautes américains et d’un Canadien, doit être le premier à voyager autour du satellite naturel de la Terre depuis plus de 50 ans. La mission Artémis 3, qui prévoit le retour des Américains sur la surface lunaire, est prévue à ce stade pour la mi-2027.








