- D’après les chiffres de l’insécurité et de la délinquance publiés ce mardi, 122.000 personnes ont été victimes de violences sexuelles en France en 2024.
- C’est 7% de plus qu’un an auparavant.
Un indicateur qui donne le vertige. D’après le panorama de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales en 2024 et publié ce mardi 2 décembre par le ministère de l’Intérieur, 122.400 personnes ont été enregistrées comme victimes de violences sexuelles physiques et non-physiques en 2024. C’est 7% de plus qu’en 2023, et en hausse de 11% depuis 2016. Parmi elles, les forces de l’ordre ont noté 46.100 viols et tentatives de viol. Soit 9% de plus qu’en 2024, et 15% de plus qu’en 2016.
Plus de 50% des victimes sont mineures
Les victimes sont la plupart du temps des femmes, et majoritairement de moins de 18 ans, y compris sur les viols et tentatives de viol, note le service statistique de la place Beauvau. Au total, 96% des victimes de violences intrafamiliales non conjugales sont des mineurs. La majorité (72%) des violences sexuelles enregistrées dans le pays demeure hors cadre familial.
Toutefois, plus d’une victime de violences sexuelles sur dix (12%) déclare l’avoir été au sein même de son couple. Selon la même source, 13.500 personnes ont été touchées par des violences sexuelles de la part de leur conjoint ou de leur conjointe. Parmi elles, une écrasante majorité de femmes (98%).
En outre, une petite majorité des infractions liées aux violences sexuelles parvient à être élucidée. Pour celles ayant eu lieu en 2023, les policiers et les gendarmes sont parvenus à identifier l’auteur présumé dans les douze mois dans 55% des cas, et ainsi à l’auditionner, avant de transmettre le dossier aux services judiciaires. Cela représente près de 81.000 personnes, 6% de plus qu’un an auparavant. Il s’agit majoritairement d’hommes âgés de 13 à 59 ans.







