- Les États membres de l’Union européenne ont approuvé lundi 20 octobre le principe d’une interdiction totale de l’importation de gaz russe d’ici à fin 2027, lors d’une réunion au Luxembourg.
- Cette mesure permettrait de freiner l’économie de guerre russe contre l’Ukraine.
La majorité des États membres de l’Union européenne (UE) ont approuvé lundi 20 octobre l’arrêt progressif des importations de gaz naturel russe d’ici à la fin de l’année 2027 lors d’une réunion des ministres européens de l’énergie au Luxembourg. La Slovaquie et la Hongrie, pays enclavés et très dépendants des hydrocarbures russes, étaient opposés à cette interdiction. Cette mesure doit désormais être négociée avec le Parlement européen.
Le Danemark, qui exerce la présidence tournante de l’UE jusqu’à la fin de l’année, espère parvenir à une adoption définitive avant le Nouvel An. « Cette décision va façonner l’avenir de notre continent. Nous allons cesser de financer la machine de guerre russe et diversifier notre approvisionnement en énergie »
, s’est félicité le ministre danois de l’Énergie Lars Aagaard, qui présidait la réunion.
Près de 19% des importations de gaz en UE en 2024 viennent de Russie
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, l’UE essaye de se sevrer des hydrocarbures russes. Si elle a grandement diminué ses importations de pétrole russe, elle conserve une forte dépendance pour son approvisionnement en gaz naturel. L’hydrocarbure russe représentait 19% des importations totales de gaz de l’UE en 2024, contre 45% en 2021. L’objectif pour l’UE étant de faire cesser une source de financement majeure de la guerre menée par la Russie en Ukraine. Ces achats de gaz russe devraient représenter encore 15 milliards d’euros de dépenses européennes pour l’année 2025.
Afin d’accélérer la procédure, la Commission européenne a proposé au printemps aux États membres un arrêt total des importations de gaz russe fin 2027. En septembre, elle avait même proposé d’avancer cette date-butoir à fin 2026 en ce qui concerne les importations de gaz naturel liquéfié (GNL). Cette mesure supplémentaire n’était cependant pas au menu de la réunion ministérielle de lundi.










