CHRONIQUE
En regardant la deuxième saison de Peacemaker, sur HBO Max, je croyais faire mon travail tout en me distrayant. Les mésaventures du rôle-titre, un super-héros qui tente de dépasser les limites que lui imposent une intelligence obtuse et des préjugés profondément ancrés, trouvent un interprète idéal en la personne de John Cena, catcheur à la retraite dont la physionomie évoque les vedettes des séries B d’antan.
Il a fallu un article de Variety pour me ramener à la réalité. La raison d’être de ces huit épisodes est avant tout industrielle. Dans les colonnes de la publication professionnelle hollywoodienne, James Gunn, auteur du scénario de Peacemaker, réalisateur de la moitié des épisodes et patron de DC Studios, la filiale super-héros de la multinationale Warner Bros-Discovery, avoue qu’il ne sait pas s’il y aura une troisième saison… alors que la deuxième s’achève sur un cliffhanger haletant : « ce qui est en jeu, ce sont les autres histoires qui découlent [de ce suspense], c’est l’avenir du DCU [l’univers des personnages issus des comics DC] », explique-t-il aux lecteurs de Variety, qui se préoccupent plus de la vie des entreprises que de celle des super-héros.
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