- Le nouveau gouvernement péruvien a annoncé jeudi son intention de déclarer l’état d’urgence dans la capitale Lima.
- Cette annonce fait face à la violence du crime organisé qui a provoqué des manifestations massives ayant causé un mort et une centaine de blessés.
Le nouveau gouvernement du Pérou a dit jeudi vouloir instaurer l’état d’urgence dans la capitale Lima, face à la violence du crime organisé qui a entraîné des manifestations massives ayant causé un mort et une centaine de blessés la veille. « Nous allons annoncer la décision de déclarer l’état d’urgence, au moins dans la métropole de Lima »,
a déclaré à la presse le chef du gouvernement de transition Ernesto Alvarez, après une réunion ministérielle.
Cette mesure concernera les 10 millions de personnes qui vivent dans la capitale et dans le port voisin de Callao.
« Le couvre-feu n’est pas exclu »
Mercredi, des milliers de manifestants ont protesté à travers le pays contre l’insécurité galopante et la classe politique péruvienne. À Lima, des heurts entre policiers et manifestants, les plus violents depuis que des manifestations régulières ont commencé il y a un mois, ont fait un mort, tué par la police, et au moins 113 blessés, dont une majorité de policiers, selon les données officielles.
En vertu de l’état d’urgence, le gouvernement est habilité à envoyer l’armée patrouiller dans les rues et à restreindre certains droits, tels que la liberté de réunion.
« Le couvre-feu n’est pas exclu (…) étant donné que la criminalité »
ne respecte pas « la nuit »,
a ajouté Ernesto Alvarez. Le chef de cabinet a ajouté que le gouvernement annoncera dans les prochains jours un train de mesures qui accompagneront le futur état d’urgence.










