- La précarité énergétique affecte la santé physique et mentale.
- Elle augmente l’anxiété et les maladies chroniques.
- Une étude révèle que vivre dans le froid double les risques de détresse psychologique.
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Bien dans son corps, bien dans sa tête
Alors que l’on parle toujours de sobriété énergétique, nombreux sont les particuliers qui vivent encore dans des passoires thermiques. Or, un logement mal isolé et mal chauffé peut entraîner des conséquences sur la santé physique, mais aussi sur la santé mentale. Santé publique France rappelle ainsi que les adultes exposés à la précarité énergétique sont plus fréquemment touchés par la bronchite, l’arthrose, les maux de tête, mais aussi par l’anxiété et la dépression. La science s’est penchée sur la corrélation entre troubles psychologiques et le fait d’avoir froid chez soi. Ainsi, une étude britannique réalisée en 2022 sur plus de 100.000 personnes a montré qu’une multiplication par deux des risques de développer une détresse mentale dans un logement mal chauffé. Pire, chez les personnes qui ont déjà connu des antécédents de trouble psychique, le risque est triplé.
Un manque de contrôle dans son propre logement
Pour les auteures de l’étude, « le fait de ne pas pouvoir chauffer confortablement sa maison et sa famille réduit le sentiment de contrôle sur son environnement
« . Il augmente également le stress et la peur de tomber malade, de devoir payer une facture excessive et fait également naître un sentiment de honte. Les chercheurs écrivent, par ailleurs, dans The Conversation que « les personnes qui ne peuvent pas chauffer leur logement adoptent souvent des stratégies d’adaptation qui limitent leurs interactions sociales : par exemple, ne pas inviter d’amis et se coucher tôt pour rester au chaud. Et beaucoup sont tout simplement épuisés par la pénibilité d’un hiver entier passé dans le froid. »
De plus, le froid dans un logement peut aussi impacter la qualité du sommeil, qui n’est plus réparateur. Or, un sommeil de mauvaise qualité peut affecter, là aussi, la santé mentale. Interrogé par 20 Minutes
, Régis Largillier, spécialiste de l’impact de la précarité énergétique sur la santé, souligne aussi que « des études en cours montrent que les victimes de précarité énergétique consomment trois ou quatre fois plus de psychotropes que la population moyenne
« .
Selon l’Ademe, deux tiers des Français subissent le froid, malgré le chauffage allumé. On considère que les températures parfaites se situent entre 19 et 21 degrés. Pour ce qui est de la chambre à coucher, elles oscillent entre 17 et 19 degrés.










