• Les Houthis ont mené leurs premières opérations contre Israël depuis le début de la guerre en Iran.
  • Ces alliés de Téhéran ont affirmé avoir tiré en direction de l’État hébreu depuis le Yémen.
  • Une situation qui inquiète : le groupe rebelle pourrait bloquer le détroit de Bab el-Mandeb, perturbant un peu plus le commerce maritime.

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Un mois de guerre au Moyen-Orient

Ils étaient restés discrets depuis le début de la guerre en Iran. Mais un mois après le début du conflit, les Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, ont revendiqué deux attaques contre Israël, samedi 28 mars. « Nos opérations se poursuivront jusqu’à ce que les objectifs déclarés soient atteints », a notamment expliqué le porte-parole du groupe rebelle. 

Cette position du groupe rebelle, qui possède d’importantes capacités militaires, inquiète : il pourrait perturber la circulation dans le détroit de Bab el-Mandeb, au sud de la mer Rouge, et ainsi dérégler un peu plus le trafic maritime mondial, déjà fortement impacté par le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran.

« 15% du commerce maritime mondial y passe, notamment les pétroliers en provenance du Golfe et particulièrement dans ce contexte, mais également les porte-conteneurs qui viennent d’Asie et qui passent par la mer Rouge », pointe Guillaume Auda, journaliste international LCI.

Un blocage du détroit de Bab el-Mandeb forcerait donc les navires à devoir emprunter un autre chemin. Ils « devront passer par le Cap de Bonne-Espérance. Et forcément, c’est beaucoup plus long et plus coûteux », poursuit Guillaume Auda. 

Les Houthis sont particulièrement actifs sur le plan militaire. Depuis 2023, le groupe rebelle a notamment mené « 500 attaques en mer Rouge », il a aussi ciblé « 170 navires commerciaux » et tiré « 400 drones et missiles vers Israël », note le journaliste.

Baptiste MARIN

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