
Entre défense du consommateur et défense des finances publiques, le gouvernement a choisi : par un décret publié dimanche 29 mars au Journal officiel et mis en application mardi 31 mars, l’Etat a entériné la liquidation de l’Institut national de la consommation (INC).
Cet organisme, mis en place par l’Etat en 1966 pour favoriser l’émergence du mouvement consumériste, officiait en tant que centre de ressources et d’expertise au service des consommateurs et des associations, avec un statut un peu particulier : mi-service public (c’est un établissement public depuis 1990, placé sous l’autorité du ministère de l’économie) et mi-organe de presse, avec, depuis 1970, son magazine, 60 millions de consommateurs, à l’origine de nombreuses enquêtes, comme celles qui avaient traité des poupées sexuelles à caractère pédopornographique en vente sur Shein ou de la présence de pesticides dans les protections hygiéniques.
En découlent, par ce même décret, la disparition de l’émission de télévision « Consomag » et la mise en vente du magazine 60 millions de consommateurs. Le décret donne un délai de trois mois, prolongeable si besoin, à compter de l’ouverture de la liquidation.
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