Installation de Xavier Noël dans l’église Saint-Samson de Ouistreham (Calvados), pour le Millénaire de Caen, en 2025.

En 1025, la première mention écrite de la ville de Caen (alors Cadomus) apparaît dans une charte conservée à l’abbaye de Fécamp (Seine-Maritime). A cette époque, la ville n’est encore qu’un simple bourg rural, dont l’histoire va s’accélérer : dix ans plus tard, Guillaume le Conquérant devient duc de Normandie et choisira Caen pour en faire la capitale du duché en 1060, y fondant l’abbaye aux Hommes, l’abbaye aux Dames, et bâtissant son château entre les deux, avant de devenir roi d’Angleterre en 1066, après la victoire de Hastings. Caen fête donc son millénaire symbolique cette année par toute une palette d’expositions, de spectacles et de rencontres. En restera un parcours d’une trentaine d’œuvres d’art, à découvrir au fil du paysage depuis cet été.

« Raconter 1 000 ans en filigrane, c’est un projet un peu fou », confie le commissaire d’exposition indépendant Mathias Courtet, chargé de donner forme et sens à ce parcours. Par quel bout commencer ? « Par trois mois de repérages intensifs, à prendre le tempo de la ville, à en observer ses flux et ses points de vue, en adoptant tous les modes de transport, bus, tram et vélo par tous les temps, à écouter les habitants, les associations, les commerçants, et à rencontrer les maires des 48 communes de la métropole, Caen la mer, pour embarquer dans l’aventure ceux qui étaient partants », poursuit le directeur artistique de ce chemin de traverse.

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