- À Narbonne (Aude), le maire sortant a manqué sa réélection… d’une seule voix sur plus de 20.000.
- Un second tour, qui va tout de même coûter 110.000 euros, aura donc lieu dimanche.
- Une équipe de TF1 s’est rendue dans la ville, où les réactions fusent.
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Élections Municipales 2026
C’est l’histoire d’un bulletin de vote qui aurait pu tout faire basculer. Au premier tour dimanche dernier, le maire sortant de Narbonne, Bertrand Malquier, a obtenu 50% des suffrages tout pile. Le candidat DVD a ainsi manqué sa réélection d’une voix, une seule, alors qu’au total précisément, 22.091 habitants se sont rendus dans leur bureau de vote. « Est-ce que c’est à cause de vous qu’il faut revoter dimanche pour le second tour ?
« , demande notre journaliste à des passants dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. « Certainement monsieur, certainement
« , répond en souriant une habitante, promettant qu’elle ira aux urnes le 22 mars. « C’est vrai que ça m’a pesé : à cause de moi, il va falloir réorganiser un second tour
« , lance une autre, en riant elle aussi.
Et cela va coûter cher : 110.000 euros pour acheter du matériel et payer les agents municipaux réquisitionnés. Ce sont aussi 400 personnes qu’il faut mobiliser pour tenir les bureaux de vote. Le maire sortant repart donc en campagne, mais sans rancœur, assure-t-il pour cette voix manquante : « Il y a énormément de gens qui viennent me voir en me disant ‘désolé, désolé, c’est nous, on se confesse’
, explique Bertrand Malquier face à notre caméra. Ce n’est pas grave du tout, ce qui compte, c’est le score que l’on retient, et la mobilisation qu’il faut maintenir toute la semaine pour gagner dimanche prochain
« .
« Rien n’est jamais joué d’avance »
Mobiliser les électeurs, c’est aussi la mission du candidat du Rassemblement National, Frédéric Falcon, arrivé deuxième avec 22,17% des suffrages exprimés. « Une voix, ça pourrait être n’importe qui, ça pourrait être une poignée de main que vous avez évitée, ça pourrait être un de vos proches. Sur 40.000 inscrits, il manque une voix, ça appelle à l’humilité tous les politiques qui se présentent à une élection
« , souligne-t-il.
Au premier tour, 296 votes nuls ont été comptabilisés. L’un d’entre eux aurait peut-être pu changer la donne. Contre ce qui semble être une évidence, Nicolas Sainte-Cluque, le candidat de la gauche, qualifié au second tour avec 17,25% des voix, continue d’y croire. « Ça se joue toujours à une voix, c’est comme un match
, estime-t-il, il y a des fois des remontadas extraordinaires. Si les gens se mobilisent dimanche, ils peuvent écrire une nouvelle histoire. Rien n’est jamais joué d’avance
« . La preuve que lors d’une élection, chaque voix est essentielle.

