
A l’hôtel de ville de Clermont-Ferrand, le maire (Parti socialiste, PS) sortant Olivier Bianchi détaille sobrement les résultats. L’émotion est contenue. Mais, dans le cœur des militants des différents partis de gauche réunis sur sa liste, c’est le chaos. La date du 22 mars 2026 restera dans les mémoires.
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Après plus d’un siècle de règne, la gauche vient de perdre la mairie. Le candidat Les Républicains (LR) Julien Bony, allié au centre, qui avait créé la surprise au premier tour (33,93 %) en devançant le maire sortant (29,99 %) – une première depuis la Libération pour la droite locale –, a rassemblé 50,91 % des voix, dimanche 22 mars. La liste d’Olivier Bianchi, qui briguait un troisième mandat, n’a convaincu que 45,45 % des électeurs et celle d’Antoine Darbois (Rassemblement national), 3,64 %. « Je n’arrête pas de pleurer. Je me dis que ce n’est qu’un mauvais rêve, que je vais me réveiller », se désole Karine (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), 50 ans, qui a passé la semaine dernière à tracter pour Olivier Bianchi.
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