
Que compte faire Donald Trump à Cuba ? Le président des Etats-Unis l’a dit, son prochain objectif, après le Venezuela et l’Iran, est l’île caribéenne, qu’il peut « prendre » quand il l’entend et en faire ce qu’il « en veu[t] », comme il l’a assuré lundi 16 mars. Mais, comme souvent, la stratégie du locataire de la Maison Blanche est difficile à décrypter, et la diaspora cubaine ne sait pas sur quel pied danser.
Le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, fils de migrants cubains arrivés aux Etats-Unis dans les années 1950, nourrit de longue date l’obsession de faire tomber le régime castriste. Il est le principal porte-parole de cette communauté majoritairement installée en Floride, forte de 1,3 million de personnes.
Depuis plusieurs semaines, la pression s’est accentuée sur l’île. Washington a décrété un blocus pétrolier et menacé de sanctions les pays fournisseurs. Le tourisme est à l’arrêt, l’économie en berne, les coupures de courant sont régulières, la vie quotidienne est rendue infernale et les protestations s’intensifient. L’arrivée annoncée de deux pétroliers chargés de combustible russe ainsi que l’acheminement de 20 tonnes d’aide humanitaire par un convoi international nommé « Nuestra America » – dont les premiers membres ont atterri, mardi, à La Havane, avec 5 tonnes de matériel médical – ne devraient offrir qu’un répit limité aux Cubains. Donald Trump se vante désormais d’être le seul capable de remettre de l’ordre dans un pays au bord de l’effondrement.
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