Le pavillon russe, prêté à la Bolivie, lors de la 60e Biennale d’art de Venise, le 17 avril 2024.

Les débuts de la 61e Biennale de Venise, dont le lever de rideau est prévu samedi 9 mai, promettent d’être agités. La Fédération de Russie a, en effet, annoncé sa décision de reprendre sa place dans la manifestation, suscitant une pluie de critiques. Propriétaire d’un pavillon construit en 1914, la Russie s’était retirée de l’événement artistique en 2022, peu après l’invasion de l’Ukraine, à l’initiative du curateur de l’époque, le Lituanien Raimundas Malasauskas. En 2024, elle avait prêté son pavillon à la Bolivie. « La Biennale de Venise est une institution ouverte, et cela se traduit par les participations nationales qui naissent d’initiatives spontanées, précise le site officiel de l’événement. Chaque pays reconnu par la République italienne peut demander sa participation de manière indépendante. »

Une justification qui n’est pas du goût de nombre de pays européens. Mardi 10 mars, une lettre envoyée à la Biennale a circulé, écrite par les ministres de la culture et des affaires étrangères de 22 pays européens, parmi lesquels l’Ukraine, dans laquelle les signataires demandent à l’organisateur de « reconsidérer la participation de la Fédération de Russie », inquiets que Moscou puisse laver son image alors que la guerre d’agression en Ukraine se poursuit.

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