Le maire socialiste Sylvain Robert, à Lens le 15 mars 2026.

« Soulagement » pour les uns, « avertissement » pour les autres. A Lens, le premier tour des élections municipales a livré un verdict assez contrasté dimanche 15 mars. Le maire sortant, Sylvain Robert (Parti socialiste), s’est imposé de justesse (50,72 %) et conserve ainsi son fauteuil à l’hôtel de ville, qu’il occupe depuis 2013. Mais en réunissant 46,49 % des suffrages, son adversaire du Rassemblement national (RN), Bruno Clavet, a réalisé un score en hausse de 25 points par rapport à l’élection de 2020 (22,75 %) et confirmé la percée du parti de Marine Le Pen dans la capitale de l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, où trois nouvelles communes de l’agglomération lensoise sont tombées dans son escarcelle : Harnes, Loison-sous-Lens et Drocourt. « Un mouvement de fond s’est levé dans le bassin minier », voulait croire Bruno Clavet, 36 ans, quelques heures après le vote.

Lundi matin, Sylvain Robert, 53 ans, a troqué son costume cravate pour une doudoune sans manche, mais repris un discours identique à celui de la veille. Sa victoire, avec 478 voix d’écart, est celle d’une campagne « menée avec des valeurs qui sont celles de notre territoire, la solidarité et l’envie de faire ensemble ». Un combat local, à l’opposé, souligne-t-il, de celui de son adversaire et de son parti, le RN, qui avait fait du bastion lensois, une ville administrée par des élus de gauche depuis plus de cent ans, un symbole national et la preuve de son enracinement dans le Pas-de-Calais. « Une stratégie d’élargissement de leur toile », selon M. Robert, mais restée sans succès, au grand regret d’un électeur de Bruno Clavet, venu consulter les résultats affichés sur la porte de l’hôtel de ville : « Les gens ne veulent pas comprendre. »

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