Des œuvres de Claude Viallat dans l’exposition « L’Esprit de l’atelier », au MoCo.Panacée, à Montpellier, en janvier 2026.

L’idée est judicieuse, particulièrement dans un moment où nombre d’écoles des beaux-arts sont dans une situation politique et financière difficile : retracer dans une exposition l’histoire de l’une d’entre elles, de sa fondation à aujourd’hui. L’élue est celle de Montpellier. C’est une production en circuit court : le MoCo, le musée où se tient l’exposition principale, et l’école des beaux-arts en question appartiennent à la même entité administrative, sous l’autorité du même directeur, Numa Hambursin.

Ce dernier rend ainsi pieusement hommage à ses prédécesseurs, à commencer par le premier d’entre eux, François-Xavier Fabre (1766-1837). Cet ancien élève de David, portraitiste et marchand d’art, retournant en 1825 dans sa ville natale, s’emploie à y fonder un musée, qui a grandement prospéré depuis et porte toujours son nom, et une école.

Deux siècles plus tard, celle-ci, qui a déménagé plusieurs fois dans la ville, est donc l’un des éléments de cette structure, le MoCo (Montpellier Contemporain), les deux autres étant un ancien hôtel particulier devenu musée, et MoCo.Panacée, qui est à la fois lieu de pratique, de discussion et d’exposition. On le voit, l’enseignement artistique a été pris au sérieux par les municipalités montpelliéraines successives, et il continue de l’être, ce qui n’est pas le cas partout.

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