François Bayrou, maire sortant de Pau et candidat du MoDem à sa réélection, à Pau, le 15 mars 2026, au soir du premier tour des élections municipales.

Retiré depuis plusieurs mois dans la cité paloise, François Bayrou prend au sérieux la dernière ligne droite de sa campagne municipale. « Il faut être sans expérience politique pour être serein en campagne », dit-il au Monde. Même s’il est conspué par ses oppositions pour sa méthode de gouvernance et une vision jugée passéiste, l’ancien premier ministre de 74 ans est parvenu à se maintenir en tête du premier tour avec 33,83 % des voix exprimées.

Le maire de la ville depuis 2014 devance nettement son opposant du Parti socialiste (PS) battu en 2020, Jérôme Marbot (26,31 %), à la tête d’une liste d’union de la gauche hors La France insoumise (LFI), comme la candidate du Rassemblement national (RN), Margaux Taillefer (16,26 %). Mais à l’annonce des résultats, dimanche 15 mars, François Bayrou a joué la sobriété et la gravité, appelant les Palois à se mobiliser au second tour.

De fait, en six ans, le président du MoDem – qui sera jugé en septembre en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du parti – a perdu 12 points. L’abstention a, elle, atteint un record de 45 % dans la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dimanche dernier, dépassant aussi le seuil inédit national. Surtout, l’édile se trouve dans une triangulaire, une première depuis 2008 – où il avait échoué à se faire élire maire de la ville d’Henri IV à 300 voix près. Pour la première fois, l’extrême droite s’est qualifiée au second tour après avoir plus que doublé son score en six ans.

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