LETTRE DE RIO DE JANEIRO

Lors d’une fête de rue au premier jour du carnaval de Rio de Janeiro, le 13 février 2026.

Le regard concentré, Maria Clara Lewenkopf, 26 ans, graphiste indépendante, découpe un vieux filet de pêche pour fabriquer un déguisement de sirène qu’elle enfilera pour participer aux « blocos », ces cortèges de rue populaires qui animent le carnaval de Rio de Janeiro. « Je n’aurais jamais eu cette idée si je n’étais pas venue ! », rigole-t-elle, impatiente de pouvoir porter sa tenue pour la première fois.

La jeune femme fait partie des 70 personnes venues prendre part à un atelier de confection de costumes à partir de déchets collectés sur la plage, organisé le 9 février dans un kiosque de Copacabana. Mis sur pied par Orla Rio, une entreprise qui mène des opérations mensuelles de nettoyage de plage avec des bénévoles depuis 2019, cet événement cherche à sensibiliser le public au recyclage pendant cette fête si chère aux Brésiliens. « Chaque année, tout le monde veut acheter des nouveaux accessoires pour avoir un look différent, mais on peut aussi créer des costumes simplement en transformant ce qu’on a déjà », estime Maria Clara Lewenkopf, tandis qu’elle attache des fleurs faites à partir de bouteilles plastiques à son déguisement.

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