
Le député « insoumis » et candidat défait de l’union de la gauche à la mairie de Toulouse, François Piquemal, a annoncé, samedi 28 mars, déposer un recours en annulation de l’élection en lien avec des ingérences étrangères.
L’élu a relayé samedi matin sur son compte X un communiqué de ses avocats qui déclarent « porter un recours devant le tribunal administratif contre les élections municipales qui se sont déroulées à Toulouse, dans la perspective (…) d’en demander l’annulation ».
Pour expliquer cette démarche, les conseils de M. Piquemal évoquent « des ingérences numériques étrangères » caractérisées par « la création de faux sites Internet et de faux comptes sur les réseaux sociaux en particulier, pilotés depuis l’étranger, ayant pour objet d’altérer l’information des citoyens et donc de peser sur le résultat des élections ». Outre une annulation du scrutin, le recours vise également à « faire toute la lumière sur ce sujet d’intérêt général », précisent les avocats de M. Piquemal.
A quelques jours du premier tour du scrutin, Le Monde avait révélé l’existence d’une campagne de dénigrement numérique visant les candidats LFI aux municipales de Marseille et Toulouse, une information confirmée à l’Agence France-Presse (AFP) par une source sécuritaire.
Interrogée par l’AFP, une porte-parole de M. Piquemal a affirmé que le député devait en outre formaliser « la semaine prochaine » une plainte pénale concernant ces faits, ainsi que les insultes et menaces l’ayant visé entre les deux tours du scrutin lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes de Mohamed Merah, assassinées le 19 mars 2012 à l’école juive Ozar Hatorah.
Le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (divers droite), a été confortablement réélu dimanche dernier avec 53,87 % des suffrages, face à M. Piquemal (46,13 %), candidat d’une liste d’union PS-Ecologistes-PC-Génération.s avec La France insoumise.

