- Selon le Datascope 2026 d’AXA, l’absentéisme a atteint un niveau record en 2025.
- Dans le secteur privé, il s’établit à 4,8% contre 4,5% en 2024.
- La santé mentale des salariés se dégrade.
Selon l’observatoire de la vie en entreprise dévoilé par AXA mardi 31 mars, l’absentéisme dans le secteur privé est en hausse, avec une augmentation de 50% depuis 2019. En 2025, le taux d’absentéisme était de 4,8%. En 2024, il s’établissait à 4,5%. Selon le Datascope 2026 d’AXA (nouvelle fenêtre), qui analyse 400 millions de données mensuelles, les arrêts longs, de plus de deux mois, pèsent toujours plus lourd dans l’absentéisme et représentent plus des deux tiers du taux global.
De leur côté, les arrêts très courts (entre un à trois jours) représentent 44% des arrêts de travail (nouvelle fenêtre)mais ils impactent pour moins de 0,2% le taux global d’absentéisme. Dans le détail, le taux d’absentéisme reste stable chez les seniors et les employés en CDD, mais augmente dans toutes les catégories de personnel. Comme les années précédentes, les femmes sont les plus touchées, avec un taux qui culmine à 5,8% en 2025.
Les arrêts de travail de longue durée liés à la santé mentale
Cependant, deux populations connaissent une évolution marquante en 2025. L’absentéisme a augmenté de 8% chez les cadres par rapport à 2024 (même s’ils restent la population dont le temps d’absentéisme est le plus faible). Par ailleurs, la durée moyenne d’arrêt des cadres dépasse celle des non-cadres avec une augmentation des arrêts très longs.
L’absentéisme a aussi augmenté de 10% chez les moins de 30 ans et de 11% chez les 30-35 ans. Les jeunes font davantage usage des arrêts très courts. En 2025, les jeunes ont eu recours à ces arrêts à cinq pics particuliers qui correspondent à cinq épisodes épidémiques notables. Ils seraient plus sensibles aux épidémies que les autres classes d’âge et sont aussi les plus touchés par la croissance des arrêts multiples.
Autre fait marquant : les troubles psychologiques sont la première cause des arrêts de travail de longue durée et leur proportion continue d’augmenter. En 2025, ils représentaient plus de la moitié (51%) des arrêts de longue durée chez les moins de 30 ans. Les femmes sont les plus touchées par les troubles psychologiques et représentent deux tiers du total de ces arrêts.
Toutes les catégories touchées par l’absentéisme
Parmi les autres pathologies pouvant mener à un arrêt de travail, les troubles musculosquelettiques sont observés chez 90% de non-cadres, tandis que les maladies cardio-vasculaires affectent particulièrement les hommes non-cadres de plus de 45 ans. Ainsi, l’absentéisme a atteint des niveaux sans précédent. « Toutes les catégories de salariés sont touchées et particulièrement la jeune génération »
, indique Diane Milleron Deperrois, directrice générale d’AXA Santé & Collectives. Selon elle, il est important de « travailler aux mesures concrètes de sensibilisation et de prévention afin de préserver les collectifs de travail et d’assurer la pérennité des entreprises face à cette hausse continue de l’absentéisme »
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