- Au moins 30 morts et une quarantaine de disparus, c’est le terrible bilan après les pluies torrentielles qui ont ravagé le sud-est du Brésil.
- Les secours luttent à la fois contre des inondations et des glissements de terrain.
- Regardez cette vidéo du JT de TF1.
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Le 13H
La région vallonnée de l’État de Minas Gerais, dans le sud-est du Brésil, est ravagée après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur elle ce mardi 24 février, provoquant la mort d’au moins 30 personnes. La ville de Juiz de Fora est particulièrement touchée, notamment par d’importantes inondations. De nombreux habitants se sont retrouvés coincés chez eux, surpris par la montée des eaux. Comme cet homme, que l’on peut voir dans la vidéo du JT de 13H de TF1 en tête de cet article, qui fait un signe de la main depuis le rez-de-chaussée de sa maison à moitié engloutie. À quelques mètres de lui, un autre habitant, lui, s’accroche à un poteau pour tenter de résister à la puissance des flots.
Au moins vingt glissements de terrain
Les rivières qui débordent ont également submergé des routes. Des passagers paniqués tentent tant bien que mal de les traverser. Par ailleurs, avec les sols fragilisés, des maisons n’ont pas résisté. Pire, des pans entiers de collines se sont effondrés. La maire de Juiz de Fora, Margarida Salomão, a décrété l’état de catastrophe naturelle face à ces précipitations « intenses et persistantes »,
qui ont provoqué au moins vingt glissements de terrain. Dans le quartier à flanc de colline de Parque Burnier, douze maisons ont été emportées par un de ces glissements de terrain, a indiqué à l’AFP le commandant des pompiers Demetrius Goulart.
Certains habitants ont été surpris en pleine nuit, piégés dans leur sommeil. « C’était absolument terrifiant. Il y avait plein de gens qui pleuraient, qui hurlaient et qui essayaient d’aider »
, témoigne une habitante sous le choc dans notre vidéo. Les pompiers, aidés de chiens renifleurs, poursuivent les recherches pour retrouver 39 disparus au milieu des débris. Des familles retiennent leur souffle. Mais sous les tonnes de gravats, il y a peu d’espoir. « Chaque minute qui passe réduit les chances de sauver des vies »
, souligne Mateus Simoes, le vice-gouverneur de l’État du Minas Gerais.
Des bénévoles munis de pelles sont venus prêter main-forte aux pompiers. « Quand j’ai déterré des objets appartenant à des enfants, des ballons, des ours en peluche, ça m’a fendu le cœur. Moi aussi je suis papa (…), j’essaie d’aider comme je peux »
, raconte Atila Mauro, maçon de 33 ans.
Quelque 3.000 personnes ont dû fuir leur domicile, selon les services municipaux. Et les autorités appellent les habitants du sud-est du pays à quitter au plus vite les zones à risque. Il s’agit du mois de février le plus pluvieux de l’histoire de cette ville, avec 584 millimètres de précipitations, soit le double de ce qui était attendu pour le mois entier.

