• La présidente de la Commission européenne a déclaré vendredi que plusieurs dirigeants européens souhaitent une application « dès que possible » de l’accord commercial avec le Mercosur.
  • Le Parlement a saisi mercredi la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier la légalité de ce traité de libre-échange.
  • Le processus de ratification est donc suspendu pendant un an et demi, mais la Commission a le droit, dans l’intervalle, d’appliquer provisoirement cet accord.

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Ursula von der Leyen tente-t-elle de préparer les esprits ? Vendredi 23 janvier, la présidente de la Commission européenne a déclaré que plusieurs dirigeants européens souhaitent une application « dès que possible » de l’accord commercial avec le Mercosur. « Nous n’avons pas encore pris de décision », mais « la question de l’application provisoire a été soulevée par plusieurs dirigeants » européens, lors d’un sommet à Bruxelles jeudi soir, a-t-elle affirmé. 

Chez ces responsables, « il y a un clair intérêt » pour que cet « important accord » s’applique « dès que possible », a-t-elle assuré. Mais une telle application ne sera possible que quand au moins un des pays du Mercosur aura formellement approuvé cet accord, a-t-elle rappelé. « Nous serons prêts lorsqu’ils le seront » côté latino-américain, a assuré la dirigeante.

Auparavant, Antonio Costa, le président du Conseil européen – l’instance qui représente les États membres – a réclamé cette application provisoire. Selon lui, la majorité des États membres y est favorable.

L’Allemagne soutient ardemment la mise en œuvre rapide de l’accord, tout comme l’Espagne. Mais la France y est farouchement opposée, en raison de craintes pour son secteur agricole. Si Mme von der Leyen « venait à passer en force en imposant une application provisoire, cela constituerait (…) une forme de viol démocratique« , a lancé la porte-parole du gouvernement français jeudi, Maud Bregeon.

Le Parlement a saisi mercredi la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier la légalité de ce traité de libre-échange, ce qui suspend le processus de ratification pendant un an et demi. Mais la Commission a le droit dans l’intervalle d’appliquer provisoirement cet accord avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.

La rédaction de TF1info avec AFP

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