• Un potentiel vol de données a eu lieu sur une plateforme de formation des personnels de l’Éducation nationale fin juillet.
  • Un « nombre important » d’agents du ministère est concerné.
  • Il est question d’informations personnelles comme le statut et la fonction, mais aussi, pour certains, « des coordonnées, adresse postale et numéro de téléphone, ainsi que le numéro de sécurité sociale ».

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Le hackeur s’est fait passer pour un agent autorisé. Les données personnelles d’un « nombre important » d’agents de l’Éducation nationale ont pu être extraites après « une intrusion frauduleuse » dans un système d’information, a rapporté vendredi 31 juillet le ministère dans un communiqué.

« Les premiers éléments recueillis indiquent que l’accès frauduleux a été réalisé dans la nuit du 25 juillet 2026, à la suite de l’usurpation d’un compte professionnel« , indique le ministère qui précise que le potentiel vol « a visé le système d’information dédié à la formation des personnels« .

« Il s’agit d’éléments d’identité et d’informations professionnelles : statut et fonctions. Pour une partie d’entre eux s’y ajoutent des coordonnées, adresse postale et numéro de téléphone, ainsi que le numéro de sécurité sociale. Ce système d’information ne contient ni données bancaires, ni mots de passe, ni données relatives aux élèves« , indique le communiqué.

Le nombre de personnes concernées est inconnu

Le ministère n’est pas en mesure de chiffrer le nombre de personnels concernés par cette extraction potentielle de données, mais seulement qu’il s’agit des « agents du ministère ayant exercé en académie depuis 2001« . « Nous n’avons pas encore la volumétrie concernant cet incident, nous nous en tenons aux premières constatations à cette heure« , a indiqué à l’AFP le ministère, précisant qu’il « s’agit entre autres d’enseignants« .

« Les personnes susceptibles d’être concernées seront informées dans les meilleurs délais« , assure son communiqué, en appelant « chacun à la plus grande vigilance face aux tentatives de fraude qui peuvent suivre ce type d’incident, en particulier l’hameçonnage et l’usurpation d’identité« .

Le ministère indique aussi avoir « déposé plainte et saisi l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), ainsi que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ». 

Le 24 mars dernier, le ministère de l’Éducation nationale avait rapporté un vol de données concernant 243.000 agents, stagiaires ou titulaires, essentiellement des enseignants, à travers le système d’information Compas dédié à la gestion des stagiaires des premier et second degrés.

En avril, le même ministère avait révélé que des données personnelles d’élèves avaient été dérobées, plus de trois mois après l’incident survenu fin 2025.

Share.
Exit mobile version