• L’ex-cheffe de la diplomatie américaine a été entendue ce jeudi 26 février devant une commission parlementaire sur l’affaire Epstein.
  • Elle a assuré n’avoir « aucune information qui pourrait aider » l’enquête et appelé à faire témoigner le président Trump « sous serment ».
  • Son mari Bill Clinton sera quant à lui auditionné vendredi.

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Trump, Clinton, Prince Andrew, Lang… L’affaire Epstein éclabousse des personnalités du monde entier

Elle dénonce un « théâtre politique partisan ». L’ex-cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton (nouvelle fenêtre) a appelé jeudi 16 février lors de son audition devant une commission parlementaire sur l’affaire Epstein à ce que le président républicain Donald Trump soit lui aussi convoqué pour témoigner « sous serment » sur ses liens passés avec le criminel sexuel.

« Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d’Epstein, (…) elle demanderait directement à notre président actuel de s’expliquer sous serment sur les dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier Epstein », a déclaré l’épouse de l’ex-président démocrate Bill Clinton, dans sa déclaration liminaire devant cette commission dominée par les républicains, qu’elle a partagée sur X. 

Des membres de la commission de la Chambre des représentants à majorité républicaine se sont déplacés jusqu’à Chappaqua, petite ville au nord de New York où les Clinton possèdent une maison. Hillary Clinton a été entendue avant son mari qui, lui, s’exprimera vendredi. 

« Détourner l’attention des actions du président Trump »

« Comme nous le savons tous, trop souvent les enquêtes parlementaires sont un théâtre politique partisan », a-t-elle déploré dans son texte. « Vous m’avez contrainte à témoigner, tout en sachant parfaitement que je n’ai aucune information qui pourrait aider votre enquête, afin de détourner l’attention des actions du président Trump et de les camoufler malgré les appels légitimes à fournir des réponses », a-t-elle ajouté, réaffirmant n’avoir eu aucune connaissance des faits reprochés à Jeffrey Epstein ni se souvenir de l’avoir jamais rencontré.

Le ministère américain de la Justice a publié le 30 janvier « plus de trois millions de pages » en partie caviardées sur le dossier Epstein, affirmant que l’administration Trump s’était ainsi acquittée de son obligation de faire toute la lumière sur ce dossier explosif. Bien que la simple mention du nom d’une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent les répercussions des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel.

L’audition brièvement interrompue par la diffusion d’une photo

Donald Trump et Bill Clinton, tous deux âgés de 79 ans, ont chacun entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais assurent avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York en 2019 et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels. Hillary Clinton a pour sa part déclaré n’avoir jamais rencontré le financier et criminel sexuel, décédé en prison en 2019.

« Personne, à l’heure actuelle, n’accuse les Clinton de la moindre malversation. Ils bénéficieront d’une procédure régulière, mais nous avons beaucoup de questions, et l’objectif de toute l’enquête est d’essayer de comprendre de nombreux aspects de l’affaire Epstein », a indiqué le républicain James Comer, président de la commission.

Peu après qu’elle a démarré, l’audition d’Hillary Clinton a dû être brièvement interrompue en raison de la diffusion d’une photo de l’épouse de l’ex-président américain par l’une des élues présentes, contrairement aux règles de confidentialité qui s’imposent. L’audition n’est pas publique, mais son enregistrement devrait par la suite être dévoilé, probablement vendredi, quand Bill Clinton aura à son tour été entendu.

E.R. avec AFP

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