• L’ancien ministre de la Culture a proposé sa démission de l’Institut du monde arabe (IMA), annonce ce samedi son porte-parole à TF1/LCI.
  • L’ex-responsable socialiste, ainsi que sa fille, sont visés par une enquête du Parquet national financier, dans le sillage de révélations liées à l’affaire Epstein.
  • Auprès de LCI, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot « prend acte » de cette décision.

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La pression grimpait depuis plusieurs jours. Après avoir fermement exclu cette possibilité, Jack Lang « propose » finalement ce samedi sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères. La décision a été confirmée par son porte-parole à TF1/LCI. 

Les appels à son départ (nouvelle fenêtre) se multipliaient depuis l’ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet national financier (PNF) (nouvelle fenêtre), visant l’ex-ministre socialiste et sa fille pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ». Des investigations lancées dans le sillage de la publication de nouveaux documents liés à l’affaire Epstein, qui ont mis en lumière des liens financiers entre la famille Lang et le criminel sexuel américain. 

Le Quai d’Orsay, qui avait annoncé convoquer Jack Lang ce dimanche dans ses locaux (nouvelle fenêtre), a rapidement réagi. Dans l’avion qui le ramenait en France après un déplacement au Moyen-Orient, le ministre Jean-Noël Barrot a déclaré à une journaliste de LCI « prend(re) acte » de cette démission. « Je lance la procédure pour désigner son ou sa successeur(e) à la tête de l’IMA et je convoque un conseil d’administration sous sept jours, qui désignera un ou une président(e) par intérim », a-t-il ajouté. 

Des « premiers éléments » d’une « extrême gravité », selon Barrot

Ces dernières heures, le ministre avait déjà déclaré se « réserver, s’agissant de la poursuite de son mandat, toutes les options », évoquant des « premiers éléments » déjà « d’une extrême gravité » (nouvelle fenêtre), qui « exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi ». D’après l’entourage du ministre, ce dernier avait demandé à Jack Lang « de prendre rapidement la bonne décision » dans ce contexte. 

Jusqu’alors, l’ancien ministre de la Culture de 86 ans avait refusé de quitter son poste, disant « assumer » ses liens passés (nouvelle fenêtre) avec Jeffrey Epstein, tout en assurant n’avoir rien su des crimes sexuels commis par l’homme d’affaires américain. Mercredi, il avait par exemple lancé sur RTL que « la confiance dans le président de l’IMA est totale (nouvelle fenêtre)« , et ajouté se sentir « blanc comme neige »

Ce samedi, il a par ailleurs réagi à l’ouverture de l’enquête du PNF, affirmant que « les accusations portées à mon encontre sont infondées », dans un communiqué à l’AFP. Il a même déclaré accueillir la nouvelle « avec sérénité et même soulagement », estimant que cette enquête « permettra de faire toute la lumière sur des accusations portant atteinte à ma probité et à mon honneur ».  

M.L.

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