• Jacqueline Jacob, grand-tante du petit Grégory, doit être interrogée vendredi 5 septembre par la justice.
  • On lui reproche notamment d’avoir rédigé le courrier de revendication du meurtre de l’enfant de 5 ans en 1984, et d’avoir passé le coup de téléphone de revendication du crime.

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L’affaire Grégory

Près 21 ans après l’une des affaires les plus marquantes du XXe siècle, celle-ci pourrait connaître le 5 septembre prochain un nouveau tournant. Vendredi, Jacqueline Jacob, grand-tante du petit Grégory Villemin, tué en 1984, doit être entendue à Dijon en vue d’une possible mise en examen pour « association de malfaiteurs criminelle », a indiqué à TF1-LCI son avocat Me Berna, confirmant une information de L’Est Républicain. (nouvelle fenêtre)

On reproche à cette femme aujourd’hui âgée de 80 ans d’avoir rédigé le courrier de revendication du meurtre de Grégory Villemin, retrouvé noyé et ligoté le 16 octobre 1984 dans une rivière des Vosges, d’avoir passé le coup de téléphone de revendication de ce crime, ainsi que d’avoir proféré des menaces.

L’octogénaire a réaffirmé en juin « sa totale innocence »

« Elle nous dit qu’elle n’a strictement rien à se reprocher, qu’elle n’a écrit aucun de ces courriers, que c’est n’importe quoi, que c’est farfelu », a déclaré Me Berna, qui la défend aux côtés de Stéphane Giuranna et d’Alexandre Bouthier.

En juin, lors de l’annonce de sa future convocation devant la justice, l’octogénaire avait réaffirmé « sa totale innocence », par le biais d’un communiqué de ses avocats. Elle avait déjà été mise en examen en 2017 avant que les poursuites ne soient abandonnées pour un problème de procédure.

Les avocats n’excluent pas de demander un report d’audition

« On n’exclut pas de demander un report de l’audition », a ajouté Me Berna, évoquant la proximité de cette audition avec le début du procès de Frédéric Péchier, dans lequel interviennent les trois avocats de Mme Jacob.

L’ancien anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, 53 ans, est jugé à partir du 8 septembre devant la cour d’assises du Doubs pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels, un procès qui doit durer deux mois et demi. « Ils nous laissent cinq jours pour travailler le dossier, voir les clients, etc.. C’est franchement assez peu respectueux des droits de la défense », a déploré Me Berna.

A.S avec Alexandra GUILLET et l’AFP

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