« Pour moi, le prochain levier de la croissance, ce sera le pétrole et le gaz. Toute personne qui oppose une résistance à cela fait preuve d’une forme de haine du progrès en Afrique du Sud. » Comme à son habitude, Gwede Mantashe n’a pas mâché ses mots, lors d’une conférence du secteur tenue au Cap, le 16 mars. Après les coupures de courant massives qui frappaient ces dernières années le pays, c’est désormais la crise iranienne qui vient offrir des arguments au ministre des ressources minières et pétrolières sud-africain, qui rêve de voir son pays passer d’importateur à producteur.
Pour l’heure, le gouvernement garde un œil sur les chaînes d’approvisionnement, afin de ne pas avoir à puiser dans les réserves stratégiques du pays. Avec un coût du baril de brent qui dépasse les 100 dollars (86 euros), un surcoût se fera sentir dès avril sur les prix dans les stations-service. « La solution durable à long terme à nos défis réside dans la production nationale. Cela ne peut être réalisé que par une exploration rigoureuse et une exploitation responsable de nos propres ressources », a soutenu le poids lourd du Congrès national africain, le parti au pouvoir, alors que la nation d’Afrique australe est dans une dépendance quasi totale des importations.
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