• Ce jeudi, un ancien animateur de Rezé a été condamné à 6 ans de prison.
  • Il avait été jugé en décembre pour des agressions sexuelles commises entre 2017 et 2019 sur 12 enfants dont la plupart étaient âgés de 3 à 6 ans au moment des faits.

Un peu plus d’un mois après son procès, la décision est tombée. Ce jeudi, un ancien animateur périscolaire de Rezé (Loire-Atlantique) a été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes à 6 ans de prison pour des agressions sexuelles commises entre 2017 et 2019 sur 12 enfants, presque tous scolarisés en maternelle.

Le tribunal a retenu sa culpabilité pour douze enfants, pour la plupart âgés de 3 à 6 ans au moment des faits et a prononcé une relaxe pour une treizième victime en raison d’éléments insuffisants. Lui sont reprochés des baisers sur la bouche, des caresses sur le sexe et les fesses des enfants ou encore d’avoir montré son sexe à une enfant. 

« Ce n’était pas possible qu’il ne soit pas condamné »

Suspendu en mars 2019, cet animateur périscolaire avait travaillé dans deux écoles de la commune de Rezé, près de Nantes, à partir de 2016 et l’obtention de son diplôme d’animateur, après avoir travaillé la majeure partie de sa carrière dans la grande distribution. Il a nié les faits tout au long de l’audience correctionnelle mi-décembre, et son avocat, Me Benoît Poquet avait plaidé la relaxe. Le procureur avait, lui, requis 5 ans de prison.

Lors de l’annonce de cette décision, les très nombreux parents massés dans la salle d’audience ont fondu en larmes ou manifesté une vive émotion. « Ce n’était pas possible qu’il ne soit pas condamné », a confié Stéphanie Germain, mère d’une jeune victime, les yeux embués. « Pour notre enfant, cela reste compliqué. Cette histoire va nous marquer à vie ».

« C’est un signal fort pour la société et pour le système judiciaire car cela montre que la parole de l’enfant a tout son sens », a réagi Me Marie Grimaud, qui représentait les parents des jeunes victimes. « Ce que l’on ne voulait pas voir auparavant se voit aujourd’hui », a poursuivi Me Grimaud, rappelant qu’« il peut y avoir des agressions sexuelles à l’école, derrière une porte » et « les écoles et les municipalités doivent en prendre la mesure ».

Il ira en détention d’ici à 30 jours

L’homme de 61 ans – 54 à l’époque – devra effectuer un suivi socio-judiciaire de 3 ans à sa sortie de prison avec une injonction de soins, ne pourra plus jamais exercer un métier en lien avec des mineurs et voit son nom inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.

Il sera écroué dans un délai de 30 jours et pourra être incarcéré même s’il fait appel, selon le principe de l’exécution provisoire à effet différé.

A.S avec AFP

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