
Ils permettent de prolonger la durée de vie des aliments, d’empêcher leur détérioration, leur oxydation ou la prolifération de microbes : les additifs conservateurs (sorbates, sulfites, nitrites…) se retrouvent dans tous types de denrées et sont largement employés dans les préparations alimentaires. Pourtant, une étude épidémiologique de grande ampleur suggère, dans deux articles publiés jeudi 8 janvier, qu’une forte exposition à ces additifs peut être associée à des risques de long terme pour la santé.
Les travaux conduits par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-EREN, rattachée notamment à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale – Inserm – et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement – Inrae) s’appuient sur plus de 105 000 adultes participant à la cohorte NutriNet-Santé, qui renseignent à intervalles réguliers l’ensemble de leur consommation sur des périodes de vingt-quatre heures et dont les données de santé sont suivies sur plusieurs années.
Le premier article, publié dans le British Medical Journal, fait état d’une association significative entre consommation d’additifs conservateurs et risque de plusieurs cancers (notamment du sein et de la prostate) ; le second, dans la revue Nature Communications, s’attache au lien entre ces mêmes composés et le diabète de type 2.
Il vous reste 75.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

