La première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, à Paris, le 25 mars 2026.

La première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a précisé, mercredi 25 mars, qu’elle ne participerait pas aux débats de son institution sur le budget 2026, qu’elle a élaboré, comme celui de 2025. « Après la réunion du collège de déontologie, la conférence des présidents (…) a défini des règles très concrètes des rapports pour lesquels je présiderai les délibérés, et les rapports pour lesquels je ne les présiderai pas », a déclaré Mme de Montchalin lors d’une conférence de presse à Paris.

« Il a bien été confirmé que je ne le ferais ni pour les textes financiers de 2025 ni pour ceux de 2026. Et même sujet sur la certification » des comptes publics, a-t-elle ajouté.

Mme de Montchalin a été ministre de l’action et des comptes publics de décembre 2024 jusqu’à sa nomination à la tête de l’institution de la rue Cambon, en février 2026. A l’occasion de cette nomination, l’opposition avait dénoncé un potentiel conflit d’intérêts.

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« La Cour des comptes ne réagit pas à l’actualité »

La première présidente avait rapidement annoncé qu’elle avait « décidé de s’abstenir de participer aux délibérés relatifs aux travaux portant sur l’exécution du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale pour 2025 et sur la certification des comptes 2025 ». Cependant, une incertitude demeurait quant au budget 2026, adopté dans les derniers jours de ses fonctions gouvernementales.

« Ce sujet a été clarifié pour tous, ce qui permet à chacun de travailler en confiance », a-t-elle estimé, mercredi. Interrogée par la presse sur la possibilité d’une hausse du déficit avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, Mme de Montchalin a affirmé qu’elle ne pouvait « pas répondre à cette question ». « La Cour des comptes ne réagit pas à l’actualité. La Cour des comptes donne des avis sur un certain nombre de budgets, de textes », a-t-elle expliqué.

Mais « la Cour des comptes a eu des paroles très fortes, connues, sur l’importance de réduire le déficit, d’assurer la soutenabilité de notre dette, et d’assurer au fond notre souveraineté », a par ailleurs rappelé la première présidente.

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Le Monde avec AFP

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