La ministre de l’action et des comptes publics, Amélie de Montchalin, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 13 janvier 2026.

Nouvelle nomination politique au sommet d’une des institutions les plus prestigieuses et les plus exposées de la République. Après avoir placé Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel en 2025, Emmanuel Macron s’apprête à nommer une autre de ses fidèles à la tête de la Cour des comptes : l’actuelle ministre de l’action et des comptes publics, Amélie de Montchalin.

Elle sera la première femme à occuper ce poste depuis la création, par Napoléon Bonaparte en 1807, de cette institution chargée de vérifier l’emploi des fonds publics et de sanctionner les manquements à leur bon usage au titre de ses fonctions juridictionnelles. A 40 ans, Amélie de Montchalin sera, en outre, la plus jeune présidente jamais nommée à la Cour, le poste revenant habituellement à des hommes âgés de 50 à 60 ans.

Sa nomination comme première présidente devrait intervenir mercredi 11 février en conseil des ministres. Sa prise de poste est prévue pour le 22 février, dans le cadre du remaniement gouvernemental annoncé par le premier ministre, Sébastien Lecornu, juste avant le début de la période de « réserve » précédant les élections municipales de mars. L’économiste, qui a commencé sa carrière dans le privé chez Exane puis Axa, succédera à l’ancien ministre socialiste Pierre Moscovici, parti le 1ᵉʳ janvier pour rejoindre la Cour des comptes européenne à Luxembourg. Un autre nom était évoqué, ces dernières semaines, pour lui succéder, celui de Rémy Rioux, l’actuel directeur général de l’Agence française de développement. Toutefois, « celui-ci a certainement payé le prix d’être trop soutenu par Pierre Moscovici dont il fut le directeur de cabinet à Bercy », estime un magistrat de la Cour.

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