Dario Amodei, PDG et cofondateur d’Anthropic, lors d’une conférence à New York, le 3 décembre 2025.

Le torchon brûle entre le Pentagone et Anthropic, un des pionniers de l’intelligence artificielle (IA). Cette dernière est l’une des start-up auxquelles l’armée américaine a accordé, à l’été 2025, un contrat de 200 millions de dollars (168 millions d’euros) pour accéder à ses modèles, dont l’assistant Claude. Mais les deux parties sont en désaccord au sujet des limitations posées par Anthropic. La société ne souhaiterait pas voir ses outils utilisés pour surveiller des populations ou fabriquer des armes trop autonomes, ont rapporté le Wall Street Journal et Reuters, fin janvier.

Cette dissension est le symbole de frictions plus larges entre l’administration Trump, et l’entreprise fondée par Dario Amodei, qui avait soutenu la candidate démocrate Kamala Harris lors de l’élection présidentielle de 2024. S’il se garde d’attaquer frontalement le président américain, le patron d’Anthropic affiche sa prudence sur l’IA et se montre distant vis-à-vis du camp Trump. Dans le but de se démarquer de ses concurrents comme Sam Altman, d’OpenAI, ou Elon Musk, de xAI, devenus des soutiens publics du locataire de la Maison Blanche.

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