
Moins de vingt-quatre heures après l’arrivée à échéance du traité New Start, dernier traité de limitation des arsenaux nucléaires entre la Russie et les Etats-Unis depuis la fin de la guerre froide, Moscou et Washington ont cherché à rassurer, jeudi 5 et vendredi 6 février, chacun à sa manière, en indiquant qu’un dialogue allait bien se poursuivre sur ce sujet éminemment sensible. Mais les deux principales puissances nucléaires mondiales ont aussi chacune posé des conditions qui semblent compromettre tout accord rapide sur un éventuel nouveau traité contraignant en la matière.
Le président américain, Donald Trump, a choisi Truth Social pour s’en faire l’écho. « Plutôt que de prolonger le “NEW START” (un accord mal négocié par les Etats-Unis qui, en plus de tout le reste, est gravement violé), nous devrions demander à nos experts nucléaires de travailler sur un nouveau traité amélioré et modernisé qui puisse durer longtemps », a déclaré M. Trump, jeudi, sur son réseau social.
« Aujourd’hui, les Etats-Unis sont confrontés à des menaces provenant de plusieurs puissances nucléaires », a explicité, pour sa part, le sous-secrétaire d’Etat américain chargé du contrôle des armements et de la sécurité internationale, Thomas DiNanno, au détour d’une conférence sur le sujet à Genève, vendredi. « En bref, un traité bilatéral avec une seule puissance nucléaire est tout simplement inapproprié en 2026 et pour l’avenir », a-t-il ajouté en référence à la position ancienne des Etats-Unis, qui militent pour que la Chine soit associée à ce projet.
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