« Il faut parfois une escalade pour désescalader », dit le secrétaire au Trésor américain

Interrogé dimanche sur NBC au sujet de l’ultimatum de Donald Trump, qui a menacé la veille de détruire les centrales électriques iraniennes faute d’une réouverture du détroit d’Ormuz, son secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a répondu : « Il faut parfois une escalade pour désescalader. »

Concernant l’hypothèse d’un déploiement militaire pour sécuriser ce goulet d’étranglement crucial au commerce mondial des hydrocarbures, M. Bessent a précisé que le président n’excluait aucune option.

Quant à l’allègement temporaire de certaines sanctions américaines pour permettre la vente et la livraison du pétrole iranien bloqué en mer depuis le 20 mars au moins, il a rappelé que cela allait libérer quelque 140 millions de barils. « Nous avons un déficit quotidien de 10 à 14 millions [de barils]. Par conséquent, 140 millions de barils, c’est entre dix jours et deux semaines d’approvisionnement », a-t-il précisé.

La mesure est surtout destinée à enrayer la flambée des cours des hydrocarbures. A la clôture vendredi, le baril de brent de la mer du Nord valait 112,19 dollars et son équivalent américain, le baril de west texas intermediate (WTI), 98,32 dollars. Le 27 février, veille de l’attaque, ils étaient respectivement à 72,48 dollars et 67,02 dollars.

Disant ignorer si la hausse allait durer « trente jours, (…) cinquante jours, (…) cent jours », M. Bessent a sous-entendu qu’« avoir cinquante ans de paix au Moyen-Orient » pouvait en valoir la peine car, « auparavant, il y avait une illusion de sécurité ».

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