Des partisans du Parti nationaliste du Bangladesh devant une banderole à l’effigie de Tarique Rahman, à Dacca, le 13 février 2026.

Riaz Uddin a envoyé des dizaines et des dizaines de candidatures dans l’espoir de décrocher un emploi, en vain. Le jeune homme de 28 ans, diplômé d’un master de l’université de Dacca – l’un des meilleurs établissements du Bangladesh –, est au chômage depuis deux ans. Il a déjà passé les concours pour devenir haut fonctionnaire à deux reprises, sans succès. Comme lui, ils sont des milliers à tenter leur chance dans le public. « L’idéal, c’est de décrocher un emploi du gouvernement. Dans le secteur privé, on peut être licencié beaucoup trop facilement », fait-il valoir.

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Plus de 2,7 millions de personnes sont au chômage au Bangladesh, dont quelque 900 000 sont diplômés de l’enseignement supérieur. En moyenne, chez les moins de 25 ans, un jeune homme sur quatre est chômeur et, parmi les diplômés, un sur trois est sans emploi. « Plus vous êtes éduqués, plus vous êtes au chômage », explique Debapriya Bhattacharya, économiste à la tête du Centre for Policy Dialogue (le centre pour le dialogue politique) à Dacca. La révolte étudiante, qui avait contraint l’ex-première ministre Sheikh Hasina à fuir en août 2024, avait d’ailleurs commencé en raison du système de recrutement dans la fonction publique, jugé inégalitaire. Les étudiants s’opposaient à un système de quotas, accusé de favoriser les membres de la Ligue Awami, le parti de Sheikh Hasina. « Le chômage des jeunes est une bombe à retardement et ce problème n’a pas disparu », met en garde M. Bhattacharya.

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