
A six mois du lancement, prévu le 16 août, de la campagne présidentielle d’octobre, un scandale inquiète au plus haut niveau du gouvernement brésilien. Début décembre 2025, le nom du fils aîné du président Luiz Inacio Lula da Silva, Fabio, un entrepreneur de 51 ans surnommé « Lulinha » (« petit Lula »), est apparu dans des enquêtes de la police fédérale portant sur des prélèvements indus de 6,3 milliards de reais (près de 1 milliard d’euros) sur les pensions de milliers de retraités par des associations professionnelles et des syndicats entre 2019 et 2024 : une affaire hautement polémique, qui avait conduit à la démission du ministre de la sécurité sociale, Carlos Lupi, le 2 mai 2025.
D’après le témoignage livré à la police fédérale par un employé de l’homme d’affaires Antonio Carlos Camilo Antunes, qui aurait orchestré la fraude, « Lulinha » aurait reçu une partie des sommes détournées par l’intermédiaire d’une société appartenant à une amie. En échange, le fils du président aurait fait du lobbying auprès du ministère de la santé afin qu’une des entreprises d’Antonio Carlos Camilo Antunes, incarcéré depuis le 12 septembre 2025, puisse fournir du cannabis médical au système public de santé brésilien. « Lulinha » a par ailleurs été convié par le businessman au Portugal, en novembre 2024, afin de visiter une usine produisant du cannabidiol (du CBD, la molécule extraite de la plante de cannabis).
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