Au bureau, j’ai récemment intégré une nouvelle team en plein essor : la team lombalgie. Elle agrège des individus de tous âges victimes de douleurs situées au niveau des vertèbres lombaires, parfois très intenses et invalidantes. Voici une bonne semaine que je me traîne lamentablement, âme en peine claudicante pour qui chaque déplacement s’est transformé en torture. Vu les symptômes – un rail de douleur, de la cuisse au dos en passant par les fesses –, je me suis autodiagnostiqué une sciatique, ce qui, j’en conviens, n’est pas la méthode de gestion des problématiques médicales la plus appropriée. Tout ce qui était près me semble loin. Tout ce qui était confortable m’apparaît inhospitalier.

Lire la chronique (2025) | Article réservé à nos abonnés Pour soulager le mal de dos, il faut bouger mais aussi vivre plus sainement

Le truc sympa dans la team lombalgie, c’est qu’on n’est pas seuls. Avec certains collègues, on profite désormais des apartés de réunion pour se refiler des recettes d’assouplissement (« une kiné m’a dit qu’il fallait faire coulisser le nerf dans sa gaine en relevant la pointe du pied ! »). Le seul fait que tant de gens aient spontanément des astuces à me refiler dit bien toute l’étendue du fléau. D’après l’Institut national de recherche et de sécurité, en 2018, plus de deux salariés sur trois ont eu, ou auront une lombalgie au cours de leur carrière. Une étude de Santé publique France révèle que 42 % des hommes et 48 % des femmes avaient, durant l’année 2021, souffert de mal de dos.

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